Le Monde: Procès du Carlton, Sonia et Jade, le dessert de ces messieurs

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La honte, des deux côtés. C’est peut-être ce qui frappe le plus, mardi 3 février, au deuxième jour d’audience du procès Carlton. La honte de ces deux jeunes femmes, qui font tout ce qu’elle peuvent pour dissimuler leur vrai visages aux regards, les nôtres mais surtout ceux des leurs – parents, jeunes enfants, frères ou soeurs – qui doivent rester dans l’ignorance de ce triste pan de leur vie où elles vendaient leur corps.

 La honte de ces hommes assis au banc des prévenus, pour la plupart beaucoup plus âgés qu’elles, dos voûté, tête rentrée dans les épaules, regard baissé, qui les ont concommées. Elles, malheureuses ; eux, misérables.

 Leurs mots a elles lorsque le président les interroge sur ce « premier pas » qui les a fait basculer dans la prostitution occasionnelle.

 Jade – son prénom d’emprunt: «  j’ai ouvert le frigo, je savais que j’allais avoir une enquête sociale pour la garde de mes enfants et j’ai vu que le frigo était vide ». Sonia:  » Je n’avais plus d’emploi et des problèmes d’argent. personne ne m’a poussée, mais on m’a montrée que le bon côté des choses.

 – Il y a des bons côtés? demande le président. un cri.

 – Non! Il n’y a pas de bon côté. »

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Le Monde: René Kojfer, un si triste sire

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Il fait tout ce qu’il peut, Me Hubert Delarue pour aider René Kojfer à répondre à l’interrogatoire du président Bernard Lemaire. Il vient tout près de lui, lui souffle parfois des répliques, ça agace d’ailleurs un peu les juges –  » Laissez donc votre client répondre lui-même »– il tente de corriger, suggère, lance des perches que tout le monde voit sauf lui, René Kojfer, qui en aurait pourtant bien besoin.

 Sa carte de visite officielle faisait de lui le chargé des « relations publiques » des hôtels Carlton et les Tours. Il était surtout fournisseur agrée de relation tarifées avec des jeunes femmes, qu’il recommandait à ses amis après s’être assuré lui-même de  leurs qualités. Un chouette ami, le « gai luron » de la bande, un type sur lequel on peut compter, toujours prêt à rendre service. Les écoutes téléphoniques sont pleines de ces conversations entre hommes –  » Y’a ma femme qui est pas là ce soir, tu peux me fournir une bouée, une roue de secours? » demande un habitué.  » J’ai un ami qui voudrait une fille de 17 ans pour la tirer, tu peux trouver? «  René Kojfer promet

 Dans sa jeunesse, cet ex vendeur de matelas et de trousseaux de mariage – il avait repris l’activité de ses parents commerçants – s’est très vite lié avec le milieu policier qu’il rencontrait au sein de la loge maçonnique. Il servait alors de « chèvre » aux policiers qui pouvaient ainsi arrêter en flagrant délit celles qui s’adonnaient à la prostitution. Plus tard, il a fait la même chose pour un cercle d’amis toujours plus élargi, comprenant qu’il y avait une belle opportunité de vie, qui lui assurait le boire, le manger et le reste à l’oeil.

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Le Parisien: Procès Carlton, l’entremetteur Kojfer s’embourbe

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De René Kojfer, 73 ans, prévenu au rôle central dans les « cercles relationnels » de l’affaire Carlton, l’expert psychiatre parle d‘ »une personnalité immature » dont « la grande fierté était de connaître beaucoup de monde ».  » Il ne payait jamais ses additions », a témoigné l’un de ses amis restaurateurs, en louant son côté « volubile et excentrique ».

« une pièce de théâtre à lui tout seul », décrivait l’un de ses copains policiers, qui fut son parrain dans la franc-maçonnerie. « Il bouffe à l’œil, il se fait plaindre, il pleure avec tout le monde », ont dit d’autres, cite le procureur Frédéric Fèvre, qui croit l’ancien chargé de clientèle du quatre-étoile lillois plus « malin » qu’il n’aurait tenté de d’apparaître hier au tribunal.

 « L’expert écrit aussi que vous avez un sens moral médiocrement différencié, qu’en dites-vous? », l’interroge le magistrat. « Franchement, je ne sais pas », répond Kojfer, qui, certes un peu sourd, n’entend soudain plus rien. Kojfer sur le grill à la barre, avec son avocat Me Hubert  Delarue  pour confesseur et paravent, c’est un peu tout ça: une séquence quasi burlesque, un personnage mêlant naïveté et esquive, « cynisme et sincérité à géométrie variable », tacle Me Emmanuel Daoud, l’avocat d’une association civile.

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L’Express: Procès du Carlton, « Chez moi les filles ont un QI de 25 » assure Dodo la Saumure

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Le tenancier de maisons closes et sa compagne, Béa, étaient entendus ce jeudi par le tribunal correctionnel de Lille dans l’affaire de proxénétisme du Carlton de Lille. Dodo la Saumure est soupçonné d’avoir fourni des filles à son ami de longue date René Kojfer.

Dodo la Saumure sera-t-il bientôt à la tête du FMI? Il y compte bien, en tout cas. Ce n’est pas le Fonds monétaire international qu’il vise – il est pourtant diplômé d’une école de commerce et d’une licence en droit – mais le Famous Miss International. C’est ainsi qu’il compte nommer sa prochaine maison de plaisirs, a-t-il confié au tribunal de grande instance de Lille ce jeudi. Une désinvolture doublée de cynisme, dont Dominique Alderweireld de son vrai nom, prévenu dans l’affaire de proxénétisme aggravé du Carlton de Lille, ne s’est jamais départi au cours de l’audience.

 Il est soupçonné par la justice d’avoir « fourni » ces filles – il n’aime pas le terme « prostituées » – à René Kojfer, l’ancien directeur des relations publiques du Carlton par qui le scandale est arrivé. Plus de quarante-cinq ans que les deux hommes se fréquentent. « Êtes-vous toujours amis? », lui demande le président. « Oui », assure le tenancier, vêtu d’un costume gris sur une chemise à carreaux marron. Mais sa notion de l’amitié est toute personnelle. « Je l’appelle souvent Judas, parce qu’il trahit tout le monde, explique-t-il à la barre. C’est pour rire. je le surnomme aussi « la honte de la communauté hébraïque de Lille », « Monsieur 3 minutes » ou le « bouffon de Lille ». A ses côtés René Kojfer ne pipe pas mot.

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Carlton: rires et accablement autour des activités de "Dodo la Saumure"

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Les débats autour des activités du souteneur Dominque Alderweireld, alias "Dodo la Saumure", entré en scène jeudi dans le procès de proxénétisme du Carlton, ont fait passer le tribunal du rire (jaune) aux larmes.

 

'Dodo Sex Club" (DSK), "Famous Miss International" (FMI), "Sept sur Sept" ou même "Carlton", nom des établissements de Dodo, l'imagination de Dominique Alderweireld pour rebondir sur l'affaire et exploiter la présence dans le dossier de Dominique Strauss-Kahn paraît sans limite.

 

Bien connu pour sa truculence, il déclenche les rires dans la salle. En face, le tribunal ne rechigne pas à la répartie.

 

Dominique Alderweireld se targue d'une certaine connaissance de la loi, notamment sur le proxénétisme, prévention pour laquelle il a été condamné deux fois en France. Il a même fait des études de droit, arrêtées rapidement.

 

En quelle année le proxénétisme est-il enseigné en fac de droit? En quatrième année?, s'interroge à haute voix le président Bernard Lemaire. "Vous auriez dû faire la maîtrise", lance-t-il à M. Alderweireld.

 

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Le Parisien: Procès du Carlton, l’argumentaire de « Dodo la Saumure » vire à la tragi-comédie

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La figure truculente de Dominique Alderweireld , mieux connu sous le sobriquet de « Dodo la Saumure », a fait une entrée en scène remarquée au quatrième jour du procès de proxénétisme dit du « Carlton » ce jeudi, devant le tribunal correctionnel de Lille

Etrange ambiance au quatrième jour du procès de l' »affaire Carlton », ce jeudi, au tribunal correctionnel de Lille.

Alors que les juges devaient entendre la version du souteneur Dominique Alderweireld, la salle oscille entre rires incontrôlés et larmes à l’oeil. Ledit « Dodo la saumure » est en effet un personnage volubile, qui manie volontiers le verbe et l’humour. Son argumentaire, pour tenter de se dédouaner sur ses co-prévenus, a fait sourire l’assemblée jusqu’à ce qu’il soit confronté à celui de Jade, une ex-prostituée qui raconte avec gravité ses « activités » au sein des clubs de Dodo, aux nom tout aussi exotiques que celui de son propriétaire.

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Procès du Carlton: l'une "aime ça", les autres pleurent

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Dans la chambre de Jade, au "Club Madame", il y avait un "babyphone". Pas pour surveiller les pleurs de bébé…

 

–  C'était pour entendre la sonnette de la porte d'entrée. Cela voulait dire qu'il y avait un client. Je dormais en peignoir, avec une tenue sexy par -dessous. Il fallait se lever: pas question de ne pa se présenter. Il fallait qu'on soit toutes là, pour que le client choisisse. La responsable disait qu'il fallait montrer "une belle fourchette". En fait, on été exposées comme de la viande. Il en fallait des petites, des grandes, des blondes, des Noires, des Asiatiques…Dans la chambre, on se retrouvait seules avec les clients…"

 

– Et combien aviez-vous de relations chaque jour, demande le président Bernard Lemaire.

 

Long silence. Jade, le visage caché par des cheveux auburn, tient encore son mouchoir écrasé dans ses doigts.

 

– Il y a des fois où on préfère de pas compter….

 

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Affaire du Carlton: la thèse du complot fait pschitt

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L'ancien commissaire de la PJ Lilloise a expliqué pourquoi il avait demandé dès juillet 2010 des écoutes administratives.

 

Il y a parfois, dans les dossiers mettant en cause une personnalité, une échappatoire séduisante pour la défense: la théorie du complot. Au troisième jour du procès de l'affaire du Carlton, dans laquelle Dominique Strauss-Kahn est poursuivi pour proxénétisme aggravé, des avocats rêvent d'entraîner le tribunal de Lille sur cette piste fangeuse.

 

Selon eux, les investigations n'ont pas débuté en février 2011, contrairement à la fable officielle, mais dès juin 2010. Des écoutes administratives ont été pratiquées à cette période. Or, ce type de branchements est réglementé par une loi de 1991: échappant au contrôle de l'autorité judiciaire, elle sont autorisées par le premier ministre. Deux particularités: elles ne peuvent être déclenchées qu'en cas de faits d'une extrême gravité – dont la criminalité en bande organisée – et sont détruites au bout de trois mois. Soumises au secret défense, elles ne figurent jamais dans les procédures judiciaires.

 

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Procès du Carlton: " C'était mon amant et mon client"

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M. tire souvent sur les manches de son pull, comme une enfant gênée. Elle se tient droite à la barre, face à la cour qui  l'auditionne ce vendredi. M. est une ancienne prostituée partie civile au procès du Carlton, présente au tribunal pour raconter des rapports sexuels tarifés avec plusieurs des prévenus, poursuivis pour proxénétisme aggravé.

 

Ella a quarante et un ans, une silhouette fine, un visage doux. C'est une femme que l'on devine fragile, mais qui ne se laisse pas intimider, forgée sans doute par les épreuves de la vie. Un "passif lourd", presque autant que les dizaines de kilos de dossier d'instruction qui lui font face aujourd'hui. Un passif sur lequelle elle ne veut pas revenir devant la cour, "je souhaiterais me concerter sur cette affaire", dit-elle d'emblée de sa voix fluette. Le président Bernard Lemaire "la comprend", alors c'est lui qui raconte "parce que c'est important pour tout comprendre".

 

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Procès du Carlton: face-à-face tendu entre l'avocat en vue et sa cliente prostituée

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Emmanuel Riglaire était un avocat lillois en vue quand il s'est fait prendre dans le filet de l'enquête de l'affaire dite du Carlton. Il se retrouve sur le banc des prévenus, avec Dodo la Saumure, rené Kofler, DSK et les autres, renvoyé pour proxénétisme aggravé.

 

Le président revient sur ses riches heures: " Vous aviez dix salariés? "

 

M. Riglaire, en toute simplicité:" Je nourrissais dix familles, oui "

 

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