Rwanda: la FIDH et la LDH publient un rapport d'analyse sur le procès de Pascal Simbikangwa

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La FIDH et la LDH publient aujourd'hui un rapport d'analyse sur le procès emblématique de Pascal Simbikangwa, premier accusé de participation au génocide des Tutsis au Rwanda à avoir été condamné en France.

Le procès s'est déroulé du 4 février au 14 mars 2014 devant la Cour d'assises de Paris. Pascal Simbikangwa ayant  fait appel de sa condamnation, le procès en appel est prévu courant 2015.

 

" A travers la tenue de ce procès, la justice française a démontré que, grâce à la compétence extraterritoriale, la France pouvait juger des accusés de graves crimes internationaux, même lorsqu'il s'agit de crimes commis il y a 20 ans et à des milliers de kilomètres" a déclaré Patrick Baudoin, avocat et président d'honneur de la FIDH.

 

Veuillez télécharger le PDF pour lire le rapport:

https://www.fidh.org/La-Federation-internationale-des-ligues-des-droits-de-l-homme/afrique/rwanda/16686-rwanda-la-fidh-et-la-ldh-publient-un-rapport-d-analyse-sur-le-proces-de

Procès Simbinkgwanka : la parole est aux jurés

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Le Rwandais Pascal Simbikangwa, accusé de génocide et crime contre l'humanité, attend son verdict, ce soir, à l'issue d'un procès dense et complexe.

Réclusion criminelle à perpétuité! "Vous n'êtes pas un petit, un intermittent du génocide. Vous n'avez peut-être effectivement jamais tué une mouche, comme vous l'avez dit, mais j'affirme que vous avez fait tuer beaucoup d'hommes. Que vous avez mis tout votre poids, votre efficacité si redoutable, à plein temps, au service de la machine génocidaire" a tonné l'avocat général Bruno Sturlese, pulvérisant le paravent derrière lequel, six semaines durant, Pascal Simbikwanga a voulu se dissimuler: son masque de sous-fifre qui n'a rien vu, rien entendu.

Les six jurés suivront-ils les réquisitions à deux voix, longues et implacables, des avocats généraux? Condamneront-ils, et à quelle peine, le premier Rwandais jugé devant la Cour française, 20 ans après les 100 jours apocalyptiques, l'extermination systématique de près d'un million de Tutsi, entre avril et juillet 1994?
L'ancien capitaine, proche du président Juvénal Habyarimana, est accusé du crime des crimes, non pour avoir tué de ses mains mais pour "avoir fait commettre" le génocide à Kigali en distribuant des armes et en encourageant les miliciens assassins, sur les barrières d’épouvante. C'est un "donneur d'ordre", d'ordres de tuer, qu'il doivent juger. Retour sur un procès hors normes

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Pascal Simbikangwa , l'instigateur d'un génocide selon l'accusation

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Dans le procès de Pascal Simbikangwa qui se déroule à Paris devant la cour d'assises , le ministère public a requis la peine maximale c’est à dire la perpétuité. Pour l'accusation, Pascal Simbikangwa s'est rendu coupable de crime de génocide, " le crime des crimes ". Au moment de requérir, l'avocat général Bruno Sturlese a livré cette réflexion, " après cette plongée dans ce "livre noir" de l'humanité, je ne pourrai plus être le même homme ".

Après six semaine de débats, de plongée dans ce dossier rwandais terrifiant, l'accusation a acquis la certitude que Pascal Simbikangwa a bien joué un rôle essentiel  dans le génocide des tutsis d'avril à juillet 1994. Et elle a la rage de convaincre : l'accusé est un instigateur du génocide, pas un simple complice ; il est coupable du crime de génocide, voilà sa véritable place pénale insiste le procureur. Des mots qui ont bouleversé Dafroza Gauthier, survivante de la tragédie : " Je salue le réquisitoire " , dit-elle. " Ces paroles nous sont allées droit au coeur. Aujourd'hui on a ressuscité nos victimes…elles revivent " .

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140313-pascal-simbikangwa-instigateur-genocide-accusation-proces-assises-france-rwanda/

Rwanda: perpétuité requise contre pascal Simbikangwa, accusé de génocide

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A procès historique , peine exemplaire. A l'issue de sept heures de réquisitoire , l'accusation a demandé, mercredi 12 mars, la réclusion à perpétuité pour Pascal Simbikangwa jugé depuis le 4 février devant la cour d'assise de Paris pour complicité de génocide au Rwanda. Pour justifier cette requête d'une sanction maximale, le ministère public se fonde sur deux points: le génocide, le crime le plus grave, doit être puni de la peine la plus haute, et " le souci de cohérence " avec les peines généralement prononcées par les instances judiciaires
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/03/13/rwanda-perpetuite-requise-contre-pascal-simbikangwa-accuse-de-genocide_4382183_3212.html

Procès du génocide rwandais: ce qu'un milion de morts signifie

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Les parties civiles ont commencé, depuis lundi, leurs plaidoiries dans le premier procès d'un présumé génocidaire rwandais jugé en France, dressant le portrait d'un assassin manipulateur. Le verdict est attendu en fin de semaine.

Dans son box de verre, l'accusé ose un rictus. Me Emmanuel Daoud vient d'ironiser sur la dédicace de son deuxième ouvrage : " Au maréchal Mobutu  ". " Je suis content de vous voir sourire ", lui lance l'avocat de la Fédération internationale des droits de l'homme.

C'est dans une étrange ambiance que se termine, à la cour d'assise de Paris, le procès de Pascal Simbikangwa, jugé pour complicité de crimes contre l'humanité et génocide. Il est le premier génocidaire rwandais  jugé en France grâce au principe de la compétence universelle. Mais sous les zooms des caméras qui rappellent que se tient ici un procès historique, jurés, avocats et accusé cohabitent dans une atmosphère étonnamment décontractée. On est loin de Nuremberg. Le public et la presse ont déserté les lieux. Commençant lundi leurs plaidoiries, les avocats des parties civiles ont tenté de rendre concret ce génocide si lointain. Les premières concernées, les victimes, ont été les grandes absentes des débats. "Comment, dès lors, toucher du doigt ce qu'un million de morts signifie? "  s'interroge Me Reingewirtz, avocat de la Licra. C'est toute la question de ce premier procès: comment juger des crimes commis il y a vingt ans, à 6000 kilomètres de Paris ?

http://www.humanite.fr/ce-quun-million-de-morts-signifie

Procès Simbikangwa: début des plaidoirires des parties civiles

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Le procès de Pascal Simbikangwa, premier Rwandais jugé en France pour le lien avec le génocide de 1994, se poursuit devant la cour d'assises de Paris. Début de la dernière semaine d'audiences, avec la première journée ce lundi des plaidoiries des parties civiles. Ce sont les avocats de la Fédération internationale des droits de l'homme qui ont commencé.

Emmanuel DAOUD appelle l'accusé par son grade: "capitaine" car, précise-t-il, Pascal Simbikangwa n'est pas n'importe qui, c'est un homme "brillant", "charismatique", "un combattant". Mais pour l'avocat de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), Simbikangwa est surtout un "manipulateur", organisé autour du "déni" et " élevé dans la haine des Tutsis".

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Génocide rwandais : SImbikangwa défend son devoir d'homme respectable

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Depuis lundi, les témoignages chargés d'établir le rôle de l'ancien capitaine, Pascal Simbikangwa dans le génocide rwandais de 1994 se succèdent devant la cour d'assises de Paris. Des récits que l'accusé qualifie de "légendes funestes".

"Je suis chrétien, jamais de ma vie je n'ai touché une mouche." La sortie provoque un râle d'exaspération dans la salle d'audience. Jugé devant la cour d'assises de Paris pour "complicité de génocide" et "crimes contre l'humanité" commis entre avril et juillet 1994 au Rwanda, Pascal Simbikangwa s'en tient à la ligne de défense qu'il a adoptée depuis le début de son procès, le 4 février : les forfaits qui lui sont reprochés ne sont que des "légendes funestes" comme il l'a clamé, mardi 25 février.

Dans les faits, l'ancien militaire de la garde présidentielle, devenu agent du renseignement après qu'un accident de la route l'eut définitivement cloué dans un fauteuil roulant, est accusé d'avoir fourni des armes, entraîné et donné des instructions à des civils et des miliciens à Kigali, la capitale, ainsi que dans la préfecture de Gisenyi (ouest du Rwanda), où des barrières avaient été érigées pour débusquer et tuer " l'ennemi" tutsi.

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Rwanda, un procès Historique

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Près de vingt ans après les massacres au Rwanda, la France poursuit un de leurs responsables pour complicité de génocide. Une première judiciaire.

D'abord une voiture ouvreuse, puis deux camions transportant une quarantaine de miliciens. Ce 8 avril 1994, le dernier génocide du XXe siècle a commencé depuis quarante-huit heures.
En trois mois, au Rwanda, il fera 800 000 morts, en majorité des Tutsis, pour la plupart tués à coup de machettes. Les bourreaux mettent à l’œuvre un plan pensé des mois à l'avance.
Ce jour là, dans le nord du pays, cette quarantaine de miliciens extermine en quelques heures, sur la colline de Kesho, près de 1 500 personnes, hommes, femmes, enfants. Une dizaine de rescapés évoqueront la présence d'un homme, Pascal Simbikangwa, manifestement l'un des chefs de ces génocidaires. Il faut dire que l'intéressé est paraplégique, reconnaissable à son fauteuil roulant.

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Génocide rwandais, un procès à retardement

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C'est un procès historique qui débute aujourd'hui devant les assises de Paris. Pour la première fois en France, un ancien dignitaire rwandais est appelé à répondre de ses actes lors du génocide de 1994. Fait rarissime, les audiences seront intégralement filmés. En effet, au vu de l’atrocité des actes mis au jour par les enquêteurs et de l'importance des témoins cités à la barre, c'est bel et bien une page de l'histoire du Rwanda qui va s'écrire lors de ces six semaines d'audience.
Dans le viseur de la justice : Pascal Simbikangwa, 54 ans, Cousin de l'ex-président Juvénal Habyarimana, il est accusé d'avoir contribué " à la pratique massive et systématique d'exécutions sommaires et autres actes inhumains ". Concrètement, on lui reproche d'avoir joué un rôle clé auprès des miliciens hutus postés aux différents barrages quadrillant le pays. Ces derniers avaient pour mission de filtrer la population, d'y repérer les Tutsis et de les exécuter dans la foulée. Rappelons qu'entre avril et juillet 1994, 800 000 Rwandais ( des Tutsis principalement, mais aussi certains Hutus modérés) vont périr sous les coups de machettes de leurs tortionnaires. Pascal Simbikangwa aurait encouragé le passage à l'acte des miliciens et les aurait aussi approvisionnés en armes. il est poursuivi pour " complicité de génocide " et " complicité de crime contre l’humanité".

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Rwanda, un procès pour l'Histoire

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Le procès de Pascal Simbikangwa, ancien chef du service central des renseignements rwandais, qui s'ouvre aujourd'hui à Paris va-t-il apporter quelque lumière sur l'épisode le plus sombre des relations entre la France et les responsables d'un des plus grands crimes contre l'humanité du siècle dernier. Le 6 avril 1994, il y a presque vingt ans, la mort, dans des circonstances troubles, des présidents rwandais et burundais, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, lorsque leur avion fut touché par deux missiles alors qu'il s'apprêtait à atterrir à Kigali, donnait le signal d'une vague de violences meurtrières de masse. En quelques jours le caractère méthodique des massacres, la mobilisation de toutes les structures de l'Etat, l'hystérie haineuse déversée depuis les studios de la Radio des Mille Collines réunissait tous les symptômes d'un génocide dirigé contre les Tutsis, l'un des deux peuples du Rwanda, n'épargnant pas les Hutus résistant aux appels au meurtre. En trois mois, c'est à dire jusqu'au moment où le Front populaire rwandais chassa le régime responsable des tueries, un million de Rwandais auront été assassinés par les milices extrémistes Interahamwe.

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